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Forme de l'emprunt pehlevi en arabe

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Forme de l'emprunt pehlevi en arabe Empty Forme de l'emprunt pehlevi en arabe

Message par Admin Mer 14 Sep - 10:00

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته


Voici un article traitant de la formation du lexique arabe, par ses emprunts et arabisations :

Forme de l'emprunt pehlevi en arabe
Abdelghafour Bakkali


« On n'emprunte pas seulement un mot parce que la chose qu'il désigne n'a pas de désignation autochtone. On emprunte par esprit d'imitation, et les emprunts sont soumis à tous les caprices de la mode. On emprunte parce que le mot étranger est plus distingué ou plus joli ou plus amusant ou plus intéressant, et seul l'arbitraire décide -aucun calcul ne peut le prévoir- ce qui est trou­vé distingué, joli, amusant et intéressant. »
Hjelmslev, Le langage, p. 90


Voilà à peu près pourquoi l'arabe ancien, comme d'ailleurs toute langue naturelle, a emprunté des signes linguistiques, non seulement pour désigner des choses importées, mais aussi pour «rivaliser » avec les langues prêteuses et augmenter le volume de son répertoire lexical en vue d'une communication plus précise et plus aisée. Bien que parfois son système lexical dispose de mots représentant le concept importé, il recourut à des mots d'emprunt par «esprit d'imitation » voire de valorisation sur le marché linguistique. Le locuteur, souvent pour un usage spécifique, ayant senti qu'ils sont plus «distingués », plus «jolis », plus «amusants » ou encore plus «intéressants » - pour reprendre un peu la formulation hjemslevienne -, les actualise dans son langage, non sans un certain «maniérisme ». Or, ces unités lexicales finissent par s'intégrer dans le vocabulaire potentiel de la langue emprunteuse. Ils finissent souvent par se fondre définitivement dans le moule systémique de l'idiome emprunteur quelle que soit la rigidité de son système. Mais il arrive le moment où ce vocabulaire est remis en cause pour diverses raisons.

Suite de l'article : Forme de l'emprunt pehlevi en arabe

L'auteur de l'article nous expose les différents avis de lexicographes arabes quant à l'origine de mots arabes.

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https://arabeclassique.forumactif.com

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Message par Mansour Mer 29 Aoû - 13:29

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته


Article complet : lexicarabia


L’apport persan en arabe ancien.

Quelques exemples de mots d’emprunt au persan.

Abdelghafour Bakkali

« Aux environs du ive siècle de l'ère chrétienne, au moment où nous en saisissons les premières manifestations, et jusqu'au début du viie siècle, l'arabe était l'idiome de quelques tribus nomades pour la plupart, errant dans les immenses déserts de l'Arabie, et dont seule une petite fraction s'était sédentarisée dans des oasis. Or, brusquement, au début du viie siècle, débordant ses déserts primitifs, cet idiome obscur allait, en l'espace de quelques décennies, se trouver porté jusqu'aux confins d'un immense empire recouvrant le Proche-Orient, l'ensemble de la bordure méditerranéenne de l'Afrique, l'Espagne, la Sicile, Malte... Au cours des siècles suivants, intégrant l'héritage des vieilles civilisations proche-orientales, véhiculant les vestiges de la littérature hellénique, l'arabe devenait la langue d'innombrables écrivains et savants qui devaient jouer un rôle des plus importants dans la formation de la culture moderne. »
Encyclopaedia Universalis [article consacré à Emprunt (linguistique)].

La langue arabe, ayant assimilé au cours d’une histoire assez mal connue, des termes lui venant de différents idiomes, est, pour une large part, farcie d’un apport étranger assez diversifié traduisant une réalité autre que celle qui domine l’univers mental et culturel du sujet parlant l’arabe. Les langues « classiques », tels que le pehlevi, le grec, le latin voire le sanscrit, lui fournissent, à des moments fort imprécis, des termes exprimant nettement une pensée et une culture stimulantes pour le locuteur natif de la langue arabe attaché viscéralement à son idiome et à ses us et coutumes expressifs. Ces langues anciennes le dotent en effet de traités de philosophie, d'astrologie, de médecine, de mathématiques… Son champ de vision s’élargit de telle sorte que l’arabe ancien, devenant le véhicule des ces connaissances, se voit contraindre d’assimiler le contenu de cette culture étrangère et les mots qui l’expriment.
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